Visiter la clinique des tortues marines à Moorea


SOMMAIRE

Comment visiter la clinique des tortues marines ?

Les bassins de repos

La salle de soin

Quelles différences entre la tortue verte et imbriquée ?

Est-il possible de faire du volontariat ?

Comment soutenir l’association Te Mana O Te Moana ?

Que pouvons nous faire à notre échelle ?

 

En Polynésie Française, il existe deux centres dédiés à la sauvegarde des tortues marines, le « Bora Bora Turtle Center«  sur l’île de Bora Bora et le « Te Mana O Te Moana«  (Esprit de l’océan-Puissance de la mer) sur l’île de Moorea.

DSC06563L’hôtel intercontinental de Moorea ©le monde des mirons

Aujourd’hui, on visite la clinique des tortues marines de Moorea. Pour se rendre au centre on arrive au sein de l’hôtel Intercontinental qui est actuellement fermé suite à des problématiques. Un peu bizarre cette ambiance hôtelière fantôme dans une si belle structure.

DSC06478Plan de la structure ©le monde des mirons

 

Comment visiter la clinique des tortues marines ?

Actuellement, depuis la réouverture en septembre 2020 à la suite du Covid-19 les visites programmées d’une durée de 1h30 se déroulent deux fois par semaine soit le Mercredi et le Samedi à 10h pour un nombres de personnes limités (maximum 10 personnes) avec une participation de 1000xpf/adulte et 500xpf/enfant (6-12 ans). Réservez votre visite !!

Créée en 2004 par Cécile Gaspar, vétérinaire, l’association Te Mana O Te Moana, œuvre pour la protection de l’environnement marin des générations futures à travers 3 champs d’actions:

1. Les tortues marines : comprendre, soigner et protéger.

2. L’éducation : informer les enfants par des programmes et des supports pédagogiques.

3. L’environnement : créé et anime des réseaux participatifs de collecte de données alliant science, nature et culture.

DSC06550m©Te mana te moana

On commence la visite avec l’arrivée au Fare Moana à l’école de l’environnement ou Hélène Duran, consultante en communication au sein de l’association nous livre des informations très enrichissantes sur les tortues.

Fare Moana ©lemondedesmirons

En Polynésie Française on trouve 5 des 7 espèces de tortues avec la présence principale de la tortue verte qui se reproduit et pond sur les plages de Polynésie de fin Septembre à Mars et la présence de la tortue imbriquée dont la reproduction et les lieux de ponte sont moins connues dans le monde. On observe également des tortues Caouannes que l’on trouve aussi chez nous en Méditerranée et dont on vous avait parler dans notre article Volontariat avec les tortues Marines, puis la tortue Olivâtre et plus rarement des tortues Luth. Depuis sont ouverture le centre a reçu 4 différentes espèces : imbriquée, verte, olivâtre et caouanne avec plus de 500 tortues prises en charge au centre.

« 59% représente des blessures dues à l’homme« 

La principale raison des arrivées des tortues au centre est lié au braconnage pour sa viande, car même si la tortue est une espèce protégée le prix au kilo de la viande de tortue au marché noir avoisine les 40€/kilo ce qui incite cette pratique sous le manteau.

Le braconnage au harpon ©te mana te moana

La chasse se déroule au fusil harpon avec un tire visé dans le cou ou la tête provoquant des dégâts irréversibles.

Par leur principale présence, deux espèces sont visés pour la chasse de leur viande: la tortue verte qui à l’âge adulte se nourrit principalement d’herbiers et la tortue imbriquée qui se nourrit de méduses, physalies, mollusques, crustacés, petits poissons, mais s’alimente surtout d’éponges de mer. Elle est alors la seule espèce à être spongivore et en s’alimentant de cette façon elle conserve les toxines concentrées dans les éponges de mer qui sont stockées directement dans sa chair la rendant dangereuse et intoxicante à la consommation humaine.

Outre la chasse pour sa viande pratiquer sur de nombreuses îles dans le monde et jusqu’en 1984, les tortues étaient chassées pour leurs belles écailles, afin de crée de jolis objets. La mémoire de cet artisanat est conservée au centre Kélonia observatoire des tortues marines à la Réunion que nous avons visité en Mai 2019.

« 1 sur 1000 atteint l’âge adulte »

Les activités humaines ont également leur impact sur le développement croissant des espèces parmi elles, la pollution, la prise accidentelle dans les filets de pêche, hameçon, harpon, le développement de structures et d’activités humaines sur les bords de plage, la pollution lumineuse qui désoriente les bébés tortues émergent du nid lors de leur première mise à l’eau et le réchauffement climatique changeant la définition du sexe de l’espèce à la naissance.

L’impact de la pollution ©Te mana te moana

A retenir ici, que les tortues sont principalement victimes de braconnage et de la pollution des mers provoquant ainsi leur mort par asphyxie ou à la longue une occlusion intestinale lié à l’ingestion de plastique.

 

Les bassins de repos

La visite continue avec les bassins de repos naturels approvisionner directement en eau de mer du lagon protéger par des filets de retenus. Dans le bassin principale, se trouvent cinq tortues arrivées à la suite de braconnage pour la plupart elles n’arrivent plus à ce déplacer correctement. Flottant en surface avec un déséquilibre à droite ou à gauche, elles ne peuvent se déplacer correctement, plonger pour se nourrir ou fuir leurs prédateurs.

Les bassins de repos ©le monde des mirons

Parmi elles on trouve la doyenne du centre Tortilla une imposante tortue imbriquée d’environ 80-90 kilos arrivée en Octobre 2004 suite à son problème de flottaison, puis Mapato une autre tortue imbriquée aveugle arrivée en Mai 2009 fléchée aux 2 yeux, au bec et sur la tête.

Tortilla la doyenne des tortues imbriquées du centre ©le monde des mirons

Trois autres tortues vertes partage le bassin de repos avec elles dont Tuffy un mâle recueillis en 2013 dans un lagon de Tikehau tournant en rond entouré par des requins, il souffrait de nombreuses blessures suite à une tentative de pêche au fusil harpon. Okely arrivée en Avril 2019 fléchée également à la tête qui présente des séquelles neurologiques en plus d’une sévère anomalie de flottabilité.

©le monde des mirons

Dans un bassin séparé ce trouve Heremana Corallina « la force de l’amour » en tahitien, une tortue imbriquée de taille adulte avec les deux nageoires antérieures sectionnées à la suite d’une prédation de requin. Ce qui l’a sauvé est sa ténacité face à la vie et son fort caractère car même avec le choc de l’accident c’est une des seules à essayer de mordre les soigneurs et ses autres congénères, ce qui lui a value d’être séparé des autres. Malheureusement, elle ne peut-être relâché car l’amputation de ses membres l’empêche d’être aussi rapide qu’avant et elle serait donc trop vulnérable dans son milieu naturel.

Heremana Corallina tortue imbriquée prédatée par un requin ©le monde des mirons

Elles sont malheureusement incapables de s’alimenter toutes seules et leurs possibilités de se réadapter à leur milieu naturel avec leurs handicapes sévères rend leur relâché quasiment impossible. Cependant le centre garde toujours espoir d’une possibilité même infime soit-elle.

Nourrissage des tortues ©le monde des mirons

 

La salle de soin

On poursuit le cheminement du programme avec la clinique des tortues, Ke’ali’i Roé, technicien de l’association nous présente la partie soin des tortues dernièrement arrivées.

La clinique des tortues ©le monde des mirons

Côté soin deux nouvelles arrivées à la suite de braconnage dont une avec le harpon transperçant son cou l’air de rien, une fois sa cicatrisation totale terminée elle rejoindra peut-être la mer. Quand à l’autre, elle présentait des circonstances moins choquante à première vue mais son état semble plus inquiétant. Difficile de déceler des problèmes neurologiques sans des équipements professionnelles qui sont relativement onéreux.

DSC06547mLes nouvelles arrivées ©le monde des mirons

 

Quelles différences entre la tortue verte et imbriquée ?

Si vous avez la chance d’en apercevoir dans les lagons de la Polynésie, voici quelques moyens pour faire la différence entre les 2 espèces.

 

En rouge la tortue imbriquée, en vert la tortue verte © Kap Natirel

Si vous en observer une, vous pouvez prendre une photo d’identification (vue complète, profil droit et gauche) et l’envoyer au centre pour le programme d’identification.

Les 7 espèces ©Te mana te moana

 

Est-il possible de faire du volontariat?

Le volontariat est mis en place pour les résidents de Polynésie Française seulement mais, ne vous inquiétez pas il y a bien d’autre façon de donner un coup de pouce …

Hôtel intercontinental ©le monde des mirons

 

Comment soutenir l’association Te Mana O Te Moana ?

Avec un don qui permet d’assurer le bon fonctionnement de l’association, sensibiliser et éduquer les jeunes générations et le grand public, aider à la création de nouveaux programmes de recherche et développer des solutions innovantes. En effectuant un DON vous pouvez bénéficiez d’une réduction d’impôt, déduction du revenu imposable à hauteur de 66 % montant de la donation (dans la limite de 20% du revenu imposable en tant que particulier en métropole).

ou en achetant l’un de leurs articles, autocollant, porte clé, poster, bracelet, casquette,

Soutenir l’association ©le monde des mirons

 

Que pouvons nous faire à notre échelle ?

Support pédagogique ©Te mana te moana

 

⭐ Like notre article si tu as aimé son contenu

💬 Partage ton expérience avec nous


Une réflexion sur “Visiter la clinique des tortues marines à Moorea

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.